disorganized body plan

Updated 19/07/2007 17:55
Source : Novel Genes Involved in Ciona intestinalis Embryogenesis: Characterization of Gene Knockdown Embryos
Mayuko Hamada, Shuichi Wada, Kenji Kobayashi, and Nori Satoh
DEVELOPMENTAL DYNAMICS 236:1820 –1831, 2007

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La technique est simple : on injecte à l’oeuf, pas encore fécondé, un inhibiteur de la traduction d’un mRNA particulier; puis on observe les effets sur le développement.
Les auteurs ont effectué un premier criblage sur l’altération du phénotype « morphologie », avant d’étudier à l’aide de marqueurs moléculaires spécifiques la présence ou absence et la distribution de six types tissulaires : endoderme, muscle, épiderme, tissu nerveux, mesenchyme et notochorde.

Bien entendu un contrôle est inclus pour s’assurer que l’injection de l’inhibiteur ne modifie pas elle-même le cours de l’embryogenèse.
Les inhibiteurs de la traduction des mRNAs sont des oligonucléotides anti-sens qui se lient aux mRNAs au niveau de l’UTR 5′ et inhibent l’initiation de la traduction par les ribosomes; ici des morpholinos, réactifs particulièrement stables in vivo.

La manip est simple : la non traduction d’un mRNA spécifique produit une modification de la morphologie de l’embryon et arrête la croissance. En comparant le contrôle (en bas à droite, A’) avec les autres essais, il faudrait être aveugle (ou provisoirement aveuglé) pour ne pas se rendre compte que la morphogenèse est dépendante de l’expression des gènes. Et les effets ne sont pas mineurs, et que l’action des protéines codées par les gènes produisant les mRNAs ciblés est déterminante pour le développement et l’acquisition de la forme.

Le modèle animal ( Ciona intestinalis) utilisé pour ce travail est intéressant. Au stade têtard la bestiole a quelques 2600 cellules, un nombre que l’on peut raisonnablement tracer. Les dissymétries sont connues plutôt bien au niveau de l’oeuf et du zygote et les divisions cellulaires les préservent.
Rien à voir avec les points de vue de Vincent Fleury (sauf si il a changé d’avis) :

10-01-2007 à 15:27 :
Les molécules lanceraient le mouvement et elles ne joueraient pratiquement aucun rôle ?

Etes-vous certain qu’après relecture vous ne voudriez pas changer cette partie de votre message ? (Oldcola)

non non, il y a bien des molécules, au moment où commence le mouvement, elles créent un environnement tel que les cellules partent « comme ça » après, les cellules s’alignent et renforcent tellement le mouvement que c’est le mouvement lui-même qui s’entraîne tout seul. A la rigueur, si ça vous paraît incohérent je veux bien retirer les molécules : elles servent « à rien. » La seule chose qui compte c’est d’avoir des cellules qui migrent avec un seuil de rhéofluidification (si le cisaillement dépasse une certaine valeur, ça s’écoule=> passé 50000 cellules le mouvement démarre sur le rond, quand c’est recollé, ça s’arrête, et vous avez un animal complet). Entre les deux y’a pas ‘dintermédiaire. Les gènes ne sont pas en mesure d’arrêter quoi que ce oit, ça tourne dans tous les sens d’une façon démentielle.

Bien sûr nous sommes loin des 50000 cellules et pourtant il y a une belle gastrulation, ça ne tourne pas dans tous les sens de façon démentielle et le papier montre quels gènes sont en mesure d’arrêter ça.

10-01-2007 à 17:27 :

Bon évidemment, mon point de vue a légèrement évolué depuis le premier papier: pour faire un peu plaisir aux biologistes, j’ai laissé le pôle attracteur. Je crois qu’il n’est même pas nécessaire. Le mouvement est générique.

Une fois que c’est parti, le pôle est réduit en bouillie par le mouvement lui-même. De toute façon on ne peut pas sans sortir sans de l’advection diffusion, et quand vous voyez les moulinets que fait la blastula, ça laisse songeur sur le rôle des molécules.

Le mouvement ne réduit rien du tout en bouillie, par contre l’absence d’expression de certains gènes semble effectivement « réduire en bouillie » la bestiole. Pas que la bestiole d’ailleurs, certains points de vue également😉

2 Réponses

  1. […] fait référence à disorganized body plan. Je me demandais comment ça s’est fait que je pose la question Il y a des gènes […]

  2. […] moins d’un an je notais l’effort de compréhension systématique, par des Knockdown, du développement de Ciona intestinalis. Quelques mois après on voyait la publication du système de vecteurs permettant les comparaisons […]

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